
John Woo est un grand naà¯f ! Il suffit de se remémorer les flingueurs asiatiques de sa période hongkongaise qui écrasaient leur larme après avoir dézingué leur quota journalier de gangsters, pour se convaincre que son goût prononcé pour le romantisme guimauve et les clichés bétonnés ne date pas d'hier. Des clichés, Windtalkers n'en manque pas : les "bons sauvages" navajos, en communion avec la nature, la mystique de leurs origines et leur dévouement pour la nation même qui les a spoliés, l'Américain raciste qui, au fil des combats, se découvre une humanité, le soldat rompu de la Seconde Guerre mondiale qui trimbale déjà son trauma post-Vietnam (Nicolas Cage). Mais John Woo, metteur en scène d'action hors pair, réussit si bien ses scènes de combats qu'on ne peut s'empêcher de la lui pardonner, sa naà¯veté. Un film de guerre avec, à la fois, un brin de nostalgie et un côté barbare, capable de couper le souffle du spectateur le plus incrédule lors de scènes de combats sanglantes et démesurées ! --Jean-Pascal Grosso
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